ETRE & AGIR - Accompagnement de la personne dans son évolution

Psychothérapie, Analyse, psychanalyse, Développement personnel, coach, coaching, Confiance, Estime, Potentiel, Lâcher prise, Gestion du mental, Instant présent, Tranquillité, Apaisement, Douceur, Dépendance, Crise, Angoisse, Burn out, Culpabilité, Dépression, Procrastination, Solitude, Deuil

logo-Eepa.png
  • Facebook Social Icône
  • LinkedIn Social Icône
  • Diane de Basly

FENDRE L'ARMURE - ANNA GAVALDA

J'ai beaucoup aimé. Contrairement à nombreuses critiques je trouve beaucoup de subtilité dans l'écriture de Ana Cavalda, on point de reprendre une histoire de cet ouvrage et la relire. Je me délecte. Beaucoup de finesse d'esprit, dans les relations humaines, avec soi et les autres. Beaucoup de psychologie dans le jeu de ces personnages. Quel message également d'espoir de transcrire à travers des mécanismes complètement variés l'ouverture de l'armure vers un dévoilement de soi.


On me demande d'écrire quelques mots pour présenter mon nouveau livre aux libraires et aux critiques et, comme à chaque fois, ce sont ces quelques mots qui sont les plus difficiles à trouver. Je pourrais dire que c'est un recueil de nouvelles, que ce sont des histoires, qu'il y en a sept en tout et qu'elles commencent toutes à la première personne du singulier mais je ne le vois pas ainsi. Pour moi, ce ne sont pas des histoires et encore moins des personnages, ce sont des gens. De vrais gens. Pardon, de vraies gens. C'est une faute que j'avais laissée dans mon manuscrit, "la vraie vie des vrais gens", avant que Camille Cazaubon, la fée du Dilettante, ne me corrige : l'adjectif placé immédiatement avant ce nom se met au féminin. Quelles gens ? Certaines gens. De bonnes gens. Cette règle apprise, je suis allée rechercher tous mes "gens" pour vérifier que tous s'accordaient bien et j'ai réalisé que c'était l'un des mots qui comptait le plus grand nombre d'occurrences. Il y a beaucoup de "gens" dans ce nouveau livre qui ne parle que de solitude. Il y a Ludmila, il y a Paul, il y a Jean (!) et les autres n'ont pas de nom. Ils disent simplement "je". Presque tous parlent dans la nuit, pendant la nuit, et à un moment de leur vie où ils ne différencient plus très bien la nuit du jour justement. Ils parlent pour essayer d'y voir clair, ils se dévoilent, ils se confient, ils fendent l'armure. Tous n'y parviennent pas mais de les regarder essayer, déjà, cela m'a émue. C'est prétentieux de parler de ses propres personnages en avouant qu'ils vous ont émue mais je vous le répète : pour moi ce ne sont pas des personnages, ce sont des gens, de réelles gens, de nouvelles gens et c'est eux que je vous confie aujourd'hui. (A.G.)

3 vues